• Harry Gruyaert, édition Textuel.

    harry gruyaert 3

    J’aime beaucoup cette patine, ces couleurs et ces ombres. C’est vraiment une photographie qui me parle.

    ______________________________________________________________________________

    Architecture de Larroche caroline, édition Palette.

    C’est intéressant de pouvoir prendre un peu de recul sur le monde qui nous entoure, de mettre des mots sur ce que l’on a pu observer ou ressentir en voyant des bâtiments parfois connus ou que l’on cotoie plus souvent, parfois en les regardant trop rapidement. On rêve aussi de l’architecture de demain…

    Curiosité propre ou besoin pédagogique, peu importe. Les illustrations sont impeccables, les textes clairs et courts.

    Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, Patrick Modiano.

    C’est vrai, il vient de recevoir le Prix Nobel et je me dis que c’est 1000 fois mérité. J’aime Patrick Modiano. Il est l’écrivain qui me touche le plus depuis l’adolescence. J’aime son univers nébuleux, ses personnages en quête d’identité, qui voguent dans un Paris humide plein de brouillard. Habituellement, je saute sur son dernier livre. Pour une fois, faute de temps, je ne l’ai pas fait mais je n’ai qu’une hâte…

    http://www.liberation.fr/livres/2014/10/09/patrick-modiano-paris-nobel_1118528

    Dessiner, une méthode pas comme les autres, Quentin Blake.

    Blake-Quentin-En faisant mes recherches de bouquins pour faire dessiner mes élèves (et oui, cela fait partie de mes projets pédagogiques, cette année !), je suis tombé sur cette petite merveille pleine d’humour. « Une méthode pas comme les autres » en effet, car Quentin Blake nous explique qu’il n’est pas utile de savoir bien dessiner pour dessiner, l’important est de se faire plaisir et de progresser en s’amusant jusqu’à juger que ses propres dessins sont satisfaisants. C’est plein d’humour, c’est décalé, c’est tout ce que j’aime ! Et c’est une bonne idée de cadeau à mettre sur la liste du père Noël !

     

    _________________________________________________________________________________________________________________________________________________

    rosa_candida

    Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir

    Ce roman est une friandise délicieuse à lire, un condensé de douceur, presque poétique, qui aborde pourtant des thèmes graves (la mort, le handicap, l’arrivée d’un enfant non désiré après une relation sexuelle de deux tout jeunes adultes…) mais avec une légèreté et une fluidité déconcertantes. Arnljotur, un jeune islandais passionné de jardinage et particulièrement de roses décide un jour de partir travailler dans un monastère pour y faire renaître un jardin ancestral. Son périple va être jalonné de belles rencontres et son histoire va le rattrapper… pour presque devenir un voyage initiatique qui va le faire devenir un homme. Superbe !

     

     

    _______________________________________________________________________________

    vives_danse_3

    Bastien Vivès, jeune et talentueux, ça peut énerver…

    C’est l’auteur de BD français à la mode. Tous les albums de Bastien Vivès (re)plongent le lecteur dans les années étudiantes… C’est vrai qu’il est jeune ce talentueux dessinateur déjà récompensé à Angoulême ou par le prix des libraires pour Polina. Le talent des autres, c’est un peu rageant parfois, non ?
    J’ai hâte de le voir vieillir, j’aimerais même qu’il soit un peu plus âgé et en phase avec mes préoccupations de trentenaire bien entamé, cabossé.

    En vrac, les albums que j’ai déjà lus : Elles(s), avec son anti héros allongé et ces filles qui m’en rappellent d’autres, Le goût du chlore à offrir à tous vos amis nageurs et à associer à la chanson « Piscine » de François and the Atlas Mountains, Dans mes yeux, fort en couleurs, Amitié étroite, l’album le plus charnel, Polina et le monde impitoyable des danseuses d’opéra, et le dernier La grande odalisque qu’il a écrit avec Ruppert et Mulot et qui me fait penser à Cat’s eyes dessin animé de mon enfance.

    Ce qui me plaît dans ces albums, c’est moins la nostalgie des années étudiantes que les relations (maladroites) qu’entretiennent ses héros masculins avec les filles et c’est aussi la couleur, des flous que j’adore… Et puis toutes ses héroïnes sont brunes et belles, très belles !

    Si comme moi vous aimez voir travailler les artistes, découvrir leurs petits secrets de fabrication, jetez un œil sur cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=lO0-Keo7N8I

    gen

    Gen d’Hiroshima (6 volumes) de Keiji Nakazawa, Vertige Graphic.

    « Gen d’Hiroshima » m’a offert le plaisir de découvrir la lecture d’un manga dans sa présentation traditionnelle (à l’envers) et m’a surtout donné une leçon d’Histoire. Ne pas mettre ce livre dans les mains d’enfants trop jeunes car rien n’est épargné au lecteur. Pas de discours simpliste malgré tout (ils ont été très très méchants ces Américains) car le mangaka est aussi féroce avec ses compatriotes !

    *****************************************************************************************************************************

    agassi

    Open, André Agassi

    Comment peut-on détester le tennis et malgré tout devenir l’un des plus grands champions de tennis ? C’est ce qu’essaye de nous expliquer André Agassi dans sa biographie parue il y a quatre ans. Je partais avec quelques à priori et j’ai été charmé dès les premières lignes du bouquin pour ne plus le décrocher. Tout y passe : sa jeunesse, son père tyrannique, ses problèmes capillaires (Saviez-vous que le Agassi aux cheveux peroxydés de la finale de 1990 portait une moumoute ?), son épisode de junky, ses amours, sa stratégie pour séduire Steffi Graf,… Il est difficile de décrocher de ce bouquin bien écrit. C’est vrai que je connaissais bien le personnage, il faisait partie de mes idoles quand j’étais gamin mais ce livre parle aussi d’autres choses : du destin, de l’image que reflète un personnage public parfois loin de la réalité, du manque de personnalité de ces champions comme lui qui dès leur enfance ont été poussés à l’excès à l’excellence  et qui se sentent perdus quand ils sont confrontés aux aspérités de la vie. Merci à Céline et Jérémy de m’avoir fait partager ce bouquin !

    *******************************************************************************************************************************

     14

    14, Jean Echenoz

    Voilà un petit roman qui se lit d’une traite ! Ce que j’adore chez Jean Echenoz, c’est cette recherche constante du mot précis, cette écriture ciselée, au scalpel. Dans ce roman sur la première guerre mondiale, j’ai été attiré par le nom de l’auteur bien sûr (je ne loupe jamais le nouvel Echenoz), le titre (court) et l’accroche de la 4ème de couverture qui suffit à le résumer :« Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d’entre eux. Reste à savoir s’ils vont revenir. Quand. Et dans quel état. »

    Echenoz y décrit les tranchées, la boue, le froid, les rats, les corps déchiquetés; il ne nous épargne pas la crudité, la « boucherie » de la grande guerre mais avec un regard distancié, froid, très chirurgical. Comme son style.  C’est d’une beauté froide !  En voici un extrait :

    « Les épargnés se sont relevés plus ou moins constellés de fragments de chair militaire, lambeaux terreux que déjà leur arrachaient et se disputaient les rats, parmi les débris de corps çà et là – une tête sans mâchoire inférieure, une main revêtue de son alliance, un pied seul dans sa botte, un œil. Le silence semblait donc vouloir se rétablir quand un éclat d’obus retardataire a surgi, venu d’on ne sait où et on se demande comment, bref comme un post-scriptum. C’était un éclat de fonte en forme de hache polie néolithique, brûlant, fumant, de la taille d’une main, non moins affûté qu’un gros éclat de verre. Comme s’il s’agissait de régler une affaire personnelle sans un regard pour les autres, il a directement fendu l’air vers Anthime en train de se redresser et, sans discuter, lui a sectionné le bras droit tout net, juste au-dessous de l’épaule. »

    *********************************************************************

    ayadeyopougon01

    Aya de Yopougon

    Une chouette B.D. que j’ai empruntée à la BMS ! Le mode de vie et le dialecte ivoirien qui vous dépaysent ! Et puis il y a le roulement de tassabas des jolies gazelles…

     

    *******************************************************************

    L’homme inquiet, Henning Mankell.

    « Si tu ne connais pas les aventures de Wallander, il est temps de s’y plonger ! » m’a dit dernièrement ma femme (J’ai l’impression d’être Columbo en disant ça…). Celle-ci est la dernière de ses enquêtes. Henning Mankell écrit des polars savoureux et son héros est un anti-héros auquel on s’attache au fil des séries. C’est passionnant et c’est tellement bien écrit (ou traduit ?). Je crois que je ne vais pas tarder à me jeter sur les autres séries… Comme quoi, on peut commencer par la fin !

    *********************************************************************

    Jiro Tanigushi pour découvrir l’univers des mangas, c’est génial ! Quartier lointain (Casterman).

    Et si vous pouviez revivre votre adolescence avec votre maturité de trentenaire ? Vous commencerez et vous ne lâcherez plus votre livre.

    Ebène, Ryszard Kapuscinski.

    Un livre pour mieux connaître l’Afrique et le rythme lent des Africains. Un excellent livre qui jongle entre la fiction et le documentaire. Son auteur est un ancien journaliste polonais qui a vécu de longues années là-bas et qui nous fait découvrir les us et coutumes africaines aux quatre coins du continent. Un livre avec de nombreuses anecdotes humoristiques mais aussi des passages qui font froid dans le dos. Un livre anthropologique, philosophique à lire les yeux fermés !


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique